joelle WALRAEVENS ou la soif d’apprendre l’autre

 

les 612R sont un parcours formidable initié par Alban Jarry dans son livre blanc sur les réseaux sociaux, sorte de réunion informelle de talents et de bienveillance qui ont témoigné sans se connaître des nouveaux usages sur la toile: la pièce secrète de twitter  qui est devenue un collectif les #612R, puis des IRL ou nous avons développé un nouveau concept: la bienveillance numérique…...


Si il  fallait écrire à deux ou quatres mains une deuxième introduction à cette galerie de portraits, avec la même énergie souterraine que Stéphane….

Et lui adjoindre une vision 360 de notre humanité, avec les  612 en formant les gouttes bienveillantes  et énergiques,  avec le coté Globe trotter de  Sandy…..

On aurait un peu une symphonie ultra dynamique avec une ouverture autres qui dynamite le champ des possibles…

 

Et quide mieux que Joëlle pour le symboliser elle qui ne veut par rentrer dans les cases…et qui est en permanence dans l’ouverture vers le nouveau:  ma soif d’apprendre ne tarit jamais.

Continuons donc ensemble de creuser cette pièce secrète de twitter, avec le regard décalé d’Alban, le génie collectif des 612 et l’énergie du DM #612R…..

Mais laissons donc la parole à  Joelle, ….adepte du «  c’est dans les actes de tous les jours qu’on commence à transformer le monde »…

 

Portrait d’une atypique, de celle qui n’aime pas être mise dans une case, ni dans plusieurs d’ailleurs.

Originaire de Belgique, je suis une « zinneke », bruxelloise, mélange d’un papa néerlandophone et d’une maman bruxelloise, avec de l’ascendansce lointaine hollandaise et espagnole.

Amoureuse de la vie, épicurienne dans l’âme, heureuse de savourer les mets et boissons locales de chaque endroit où je me rends.

Humaniste accro aux rencontres et fascinée par l’interculturalité, la rencontre avec l’autre est toujours un enrichissement.

Avide de connaissances, ma soif d’apprendre ne tarit jamais.
Passionnée par les nouveaux modes d’apprentissages et pédagogies, les neurosciences, la psychologie positive, l’économie circulaire et tous les courants de pensée apolitiques qui tendent à faire un monde meilleur.

Bénévole chez Force Femmes durant 4 ans (2012 à 2016), bénévole au sein d’Implic’Action, toujours prête à donner un petit coup de pouce pour ceux qu ont besoin de conseils dans leur recherche d’emploi.
Avec un réel plaisir de partager mon réseau, mettre en lien les bonnes personnes, en appliquant le principe de « connecting the dots ».

Et dans la vie de tous les jours, sourire, remercier, être gentille dans les actes du quotidien.

 

Fille aînée d’une famille de 3 filles je grandis à Bruxelles. Dès le plus jeune âge, je me lie d’amitié avec des enfants de ma classe issus de milieux dits « défavorisés » : une chilienne ayant fui le régime politique Pinochet, des Laossiens ayant fui la guerre civile, une famille d’artistes sardes, autant de personnes vivant avec peu matériellement mais ayant tant d’amour à partager.
Au lycée (version française…), c’est un professeur qui me tendra la main et me ferai aimer les maths, avec le souhait de devenir prof. La besoin d’aider, de partager, de faire grandir, de faire « apprendre » est déjà présent, couplé avec des études en sciences sociales.
Deux expériences viendront renforcer ce fond humaniste qui veille en moi : une mission humanitaire en 1992 avec les scouts en Roumanie. Ceacescu était décédé 6 mois plus tôt, le pays crevait de faim. Là j’ai découvert des villages sans égoûts, sans toilettes hormis celles au fond du jardin mais des gens très au fait possédant une télé. Belgique rimait pour eux avec Jean-Claude Van Damme et Enzo Schifo ! Et surtout une vision de l’Europe de l’ouest où, même en faisant les poubelles tu avais à manger.
L’aterrissage a été rude, petite fille « sans histoire » qui n’avait jamais eu faim, la prise de conscience de la vraie misère (pas celle qu’on voit à la télé) a été immédiate.
J’ai quitté le pays 3 semaines plus tard, en laissant la quasi intégralité de mes affaires, en larmes. Il y avait tant à faire là-bas…bien au-delà de l’implantation à bas coûts des multinationales.

La seconde me confrontera à la vie et la mort. Par le biais de relations familiales, j’occupais à 19 ans un boulot d’étudiante en maison de retraites. Maison très haut de gamme, avec un étage/appartements dédié aux personnes valides mais ne pouvant rester seules.
Je me suis retrouvée au dernier étage, celui des « fins de vie », de ceux que l’on lève, que l’on met sur la chaise percée, à qui on donne à manger, que l’on lave, à qui ont met des couches, et qui vous regardent en vous disant « vous êtes tellement jeune ».
Entre mes heures de service coupé, je passais beaucoup de temps avec certaines d’entre elles, à les écouter me raconter leur vies.
Bien que bien soignées, elles étaient déracinées et en grand manque de contact, de chaleur humaine, de communication.

Mes études supérieures seront un peu cahotiques au début : équivalent de math sup en france que je ne finirai pas…puis arrivée en gestion des ressources humaines où j’approfondirai la 1ere année.
Je terminerai mes études en RH avec mention, ayant pour objectif de me spécialiser en systémique RH. Analyser, comprendre, apporter des solutions, innover, contribuer, encore et toujours.*
Mais la systémique, c’est de l’ordre du Doctorat.
Je tente de poursuivre mais m’ennuie profondément à l’Univ.
Avec ma petite année de stage RH en poche, je m’inscris en agence d’intérim, refusant catégoriquement de m’inscrire au chômage.
Je commencerai au bas de l’échelle, en faisant 15 jours d’encodage, pour évoluer vers des missions plus intéressantes à chaque fois.

Je termine ma « carrière belge » chez Mobistar, filiale France Telecom, où je vois arriver un tsunami suite au rachat de Orange par FT.
Je décide d’aller voir ailleurs, de prendre le large et…mes valises !

Grande amoureuse des montagnes valaisannes, je tente en vain de trouver un emploi en Suisse. Refus constants, compte tenu de ma situation : pas hyper diplômée et spécialisée dans un secteur, pas mariée à un suisse, pas multimilliardaire, bref, je ne rentre pas dans les cases !

Je signe finalement un CDI en France, à Paris, où je débarque seule, un 12 mai 2002, pour commencer à travailler le 13 mai. Mentalement, pour moi, France/Belgique, c’est voisins, pas de quoi en faire un drame !
Me voilà « ingénieure commerciale » en SSII. Tout un programme.
J’aime les défis mais celui-là est de taille : je ne connais rien à la culture et au business français ni parisien, rien à l’informatique, rien aux sociétés de service ni aux banques et assurances, qui sont les secteurs clients de l’entreprise où je travaille.
A force de lecture, de nombreuses conversations avec les ingénieurs, j’apprendrai sur le tas et réussirai à atteindre mes objectifs commerciaux.
Je vivrai 2 ans à Paris pour ensuite migrer vers Lyon (et me rapprocher un peu plus des Alpes 🙂 )
Je change de métier mais pas de secteur : de commerciale je passe à recruteur en cabinet, spécialisé sur SAP. Autre domaine, autres apprentissages !
Un premier enfant arrive, en même temps que la faillite du cabinet. Je tenterai un congé parental mais femme au foyer n’est réellement pas pour moi. Très vite je m’ennuie et projette de créer une entreprise de biscuiterie belge.
Oui, Joelle a de la suite dans les idées, et a du mal à rester en place.
Finalement je retournerai en cabinets de recrutement à 2 reprises pour finalement démarrer « à mon compte » sous couvert de l’entreprise de mon mari.
Etre maman, avec un enfant en bas âge n’est pas du goût de tous les employeurs et ma vision « home office » en part time ne leur plaît pas du tout
Quand la méfiance règne, Joelle s’en va !
La naissance du deuxième enfant imposera une petite pause pour mieux repartir ensuite.
Je reprendrai mon activité de recruteur/ « chasseur de têtes » (le mot est moche) jusque 2013.

2013 sera l’année du changement et de tous les défis. Finissant pour mon client en juin, la grande question sera « est-ce que je continue en tant que recruteure en IT ? Ca fait 11 ans que je suis dans l’IT, j’y reste ou j’en pars ? »
Tant qu’à faire, autant changer !
Fervente utilisatrice de viaduc (devenu viadeo) depuis 2005 et de LinkedIn depuis 2007 dans le cadre de mes activités, j’ouvre le champ des possibles en me disant que ce n’est pas que pour le recrutement. Me vient alors l’envie d’en faire profiter toutes les entreprises, et plus particulièrement « les petits », ceux qui ont peu de moyens, et peu de temps.
En mars 2013, je crée JDL Conseil, rien d’original comme nom (un trigramme), qui deviendra ensuite Hubicc, avec le désir d’avoir un vrai nom, synonyme de Human Business Information Connection & Communication, tout un programme.
Ma volonté est de permettre à tout un chacun de savoir utiliser les réseaux sociaux pour développer son activité.
En mettant un focus particulier sur LinkedIn que je trouve juste hyper puissant…
Un autre pan de la population m’intéresse fortement : les jeunes…car comme j’aime à le dire « ce sont eux qui feront les entreprises de demain ».
En échangeant avec eux à plusieurs reprises, je constate que bien entendu ce sont des gros consommateurs de réseaux sociaux, pour leurs propres activités, mais peu pour se positionner professionnellement.

Aujourd’hui, j’ai deux segments de clients : les entreprises, et les étudiants, avec cette volonté forte de leur permettre de réussir à atteindre leurs objectifs en utilisant les réseaux sociaux, en les mettant à leur service, pour qu’ils soient source de profit et non de contrainte.
J’aimerais que le digital soit un outil merveilleux pour se faire rassembler les Hommes, les aider à mieux se comprendre, les aider à mieux communiquer.
J’aimerais que le digital soit un facilitateur, un diffuser de bienveillance, d’outils permettant à chacun de grandir et d’évoluer, quelque soit le milieu, le revenu, la classe sociale à laquelle il appartient.
Si nous, au sein des 612, nous pouvions être contributeur de ce beau mouvement de pensée, en se ralliant à des personnes telles que Céline Alvarez, Isabelle Filliozat, Pierre Rhabi, Mathieu Riccard et tant d’autres…nous tendrions vers un monde meilleur et plus égalitaire !

Mes compétences et centres d’intérêts sont nombreux:
RH, et en particulier recrutement
Un peu de com’ digitale
LinkedIn of course mais pas que…
Aller cherche l’info, fouiller pour trouver et extraire le meilleur
Intelligence collective
Mindmapping un peu mais j’adore !
Interculturel (je me sens bien plus citoyen du monde que rattacché à une patrie unique)
Logistique
Gestion de projet
Organisée, structurée

mon idée du#612cercle c’est un lieu bienveillant où chacun contribue à faire grandir l’autre, en apportant sa pierre à l’édifice, son savoir faire et son savoir-être, un lieu de diffusion de savoir à destination et à portée de tout un chacun, car tout le monde n’est pas encore « totally digital « 

Merci  à Joëlle  de nous avoir fait appréhender  son énergie sans limite et bienveillante, et sa soif d’apprendre, sa curiosité qui est le ferment des 612…. 

Pour ça et le reste, merci Joëlle…

LES PORTRAITS DES 612®  / #612Rencontres

 

 

 

Pour revoir les portraits:

De GUILLAUME ROVERE  https://moyrand.com/612-guillaume-rovere/

De SANDY BEKY                   https://moyrand.com/612-sandy-becky/

De NELLY BROSSARD    https://moyrand.com/nelly-brossard/

D’EVA BAQUEY                     https://moyrand.com/eva/

DE MICKAEL GUERIN           https://moyrand.com/mickael-guerin-612/

De Martine LE JOSSEC      https://moyrand.com/martine-le-jossec/

De Stéphane SAVALLE    https://moyrand.com/stephane-savalle/

De Stéphane GIRARDOT https://moyrand.com/stephane-girardot/

DE Madina BENOUNHAMI    https://moyrand.com/madina-benoumhami/

DE Nadia   Bahhar Alvès             https://moyrand.com/nadia-bahhar-alves/ 

De Nathalie COUTARD     https://moyrand.com/nathalie-coutard/

D’Olivier MOCH                        https://moyrand.com/olivier-moch/

De Valentine FERREOL   https://moyrand.com/valentine-ferreol/

D’Henri VAN DER KRAATS  https://moyrand.com/henri-van-der-kraats/

D’Yvon PATTE   https://moyrand.com/yvon-patte/

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