Henri VAN DE KRAATS ou la bienveillance de la Nuée

 

les 612R sont un parcours formidable initié par Alban Jarry dans son livre blanc sur les réseaux sociaux, sorte de réunion informelle de talents et de bienveillance qui ont témoigné sans se connaître des nouveaux usages sur la toile: la pièce secrète de twitter  qui est devenue un collectif les #612R, puis des IRL ou nous avons développé un nouveau concept: la bienveillance numérique…...


Il est un des chapitres des 612 qu’il fallait absolument  un jour écrire, c’est celui du Flanders à 61 facettes.

Diamant brillant de milles feux, image et symbole d’un pays de passionnés qui ont façonnés l’histoire à coups d’innovations et de rencontres….on se  rapproche à grands pas de l’histoire d’un 612 à la mesure de cette taille si particulière.

En effet quoi de mieux qu’Henri pour symboliser  à travers sa vie, de cette recherche incessante et de cette passion pour l’humain et ses multiples recoins: en un mot Henri est un chercheur d’humanités comme il n’en reste plus beaucoup…

Continuons donc ensemble de solidifier cette pièce  secrète de twitter, avec le regard décalé d’Alban, le génie collectif des 612 et l’énergie du DM #612R…..

Mais laissons donc la parole à Henri, qui a mis , mets et mettra toujours l’humain au centre…

 

Ce plat pays qui est mien. » Les paroles du grand Jacques, je les associe forcément à la Belgique, et surtout à mon pays natal, les Pays-Bas. Je me souviens des histoires que l’on nous racontait au coin du poêle à charbon, collés contre ces bestioles laquées en noir, qui nous tenaient chaud dans le salon.

Dans les chambres à coucher les températures négatives dehors reproduisaient des tableaux fleuris, qui pourraient avoir un lien avec les graffitis d’aujourd’hui, un monde en noir et blanc en quelque sorte, le charbon et la glace, la chaleur et le froid. Issu de ce décor binaire, élevé aux vents du nord et de l’ouest, né sur un vélo comme mes semblables, un accouchement sur un canapé, avec vu sur un canal peuplé de péniches majestueuses et lentes, j’ai eu rapidement une farouche pulsion me propulsant hors des frontières. Dans ce pays aux parties creuses (la Hollande) un certain Vincent a pris le large pour atteindre la lumière du ciel du sud, lui permettant de laisser éclater son génie.

Le musée qui porte son nom est un must parmi d’autres, le jour que vous accostez à Amsterdam. Et n’oubliez pas, la capitale est un monde à part, ce n’est ni la Hollande ni les Pays-Bas, c’est un joyau assez excentrique dans le pays. Bref, j’ai pris le large.

Assez bavardé sur les terres de ma naissance, on quitte ces douces sphères qui se reflètent dans le rétroviseur et tel un projecteur 35mm on accélère le film. Après quelques voyages à l’est je dois me rendre à l’évidence, en échangeant avec les Bolcheviks et autres habitants de l’Union Soviétique et la RDA. Là-bas beaucoup de grisaille et de brouillard dans les têtes, du haut de mes dix-huit ans ce n’est que la Pologne qui trouve grâce à mes yeux, il y a de la couleur dans le tableau là-bas et les filles sont souriantes, belles. Quand quelques années plus tard je tâche de ramener un vieil ami juif pour qu’il puisse voir une dernière fois Rotterdam avant de mourir, nous refoule à la frontière, et je rends les armes. La solution ne viendra pas du Kremlin.

Car des solutions j’en cherche. Comment vivre, avec qui, à combien, selon quel modèle. C’est en France que je me frotte respectivement au couple, et à une vie communautaire. Riche en qualité humaine cette dernière, rude aussi, l’apprentissage du collectif. La vie de couple, cette première expérience, a laissé des marques et via plusieurs étapes, dont cette vie en groupe, je débouche sur une quiétude, j’arrive à bon port, je suis en paix avec moi-même. Quatre fils au compteur tout de même !

Professionnellement je suis également une sauterelle. Pas de liste exhaustive. Evoquons quelques métiers, fonctions. Le commercial, l’ouvrier, l’associé dans plusieurs SSII, le responsable d’un cinéma art et essai, le directeur d’un business unit et aujourd’hui l’attaché de direction, celui qui endosse la partie ‘international affairs’ avec bonheur. Puis en amont un cycle dans une modeste école de commerce dans le nord. Et un fil rouge, une passion pour la musique avec un grand ‘M’, et la photo.

Et une aversion des ‘héros’ d’aujourd’hui, ces mannequins, footballeurs pro et autres créatures issues des reality shows. Qu’ils font pâle figure quand je pense aux philosophes, écrivains et autres psychanalystes qui façonnaient l’inconscient collectif.

Connecter, découvrir, rechercher, innover. Pendant mes années en BU j’ai expérimenté l’entreprise de confiance, libérée, réinventer le management pour que chacun trouve son chemin, et que l’organisation se renforce. Je pourrais en parler longuement, très longuement même. Tiens, les réseaux sociaux, ils ont commencé à jouer un rôle crucial dans cet univers. Ils m’ont démontré qu’en matière de management il y a énormément d’initiatives, et des liens se sont tissés spontanément, et on se rencontre, et on échange, et on avance et on fait avancer. Il faut de la reconnaissance, du soutien, un ‘merci’ et une dose de confiance de la part des managers, sans filet de sécurité, c’est le lâcher prise total qui prime. Ne pas faire semblant. Être vrai en quelque sorte. Et ne pas paraître.

Voilà. Et quand Alban Jarry croise mon chemin et l’inverse, alors avec délectation je me lance dans l’exercice qui consiste à écrire une contribution pour son livre blanc. Avec à la clé un monde parallèle qui se crée et s’ouvre à moi avec bienveillance.

Vous savez, ce collectif #612Rencontres. Ces femmes et ces hommes qui constituent des pièces d’un puzzle de compétences. Et les pièces s’échangent, sautent dans l’espace. Confiance, bienveillance, comme une prolongation de la vraie vie. Aujourd’hui je me sens tel le saumon dans ce torrent de fraîcheur, dans ce monde coloré. Des énergies autour de sujets qui font une halte soudaine dans mon périmètre. L’intelligence artificielle, avec deux experts qui m’éclairent. La robotique, expliquée par un champion. Les start-ups. Et ça continue, il faut savoir suivre cette générosité dans le débit. Les raccourcis, les accélérations, ce sont des rythmes que l’on manie au cinéma. Arrêter le temps, le rendre élastique, j’aime.

Vous entendrez parler des #612 pendant combien de temps ? Je l’ignore. Avec le bouillonnement constant il se peut que nous remontions à la surface collectivement, comme on le fait ici individuellement, dans cette galerie de portraits. A suivre #612Rencontres

L’homme est dans la technologie. Et l’inverse. Avançons avec l’humain au centre, toujours et encore. J’aime imaginer #612 comme une nuée, on se relaye sans cesse.

Permettez que je cite le regretté Frank Zappa pour terminer ?
“Without deviation from the norm, progress is not possible.”

Merci  à Henri de nous avoir fait comprendre de la force de la nuée et l’incessante quête de celle-ci pour construire un futur bienveillant…

Pour ça et le reste, merci Henri…

LES PORTRAITS DES 612®  / #612Rencontres

Pour revoir les portraits:

De GUILLAUME ROVERE  https://moyrand.com/612-guillaume-rovere/

De SANDY BEKY                   https://moyrand.com/612-sandy-becky/

De NELLY BROSSARD    https://moyrand.com/nelly-brossard/

D’EVA BAQUEY                     https://moyrand.com/eva/

DE MICKAEL GUERIN           https://moyrand.com/mickael-guerin-612/

De Martine LE JOSSEC      https://moyrand.com/martine-le-jossec/

De Stéphane SAVALLE    https://moyrand.com/stephane-savalle/

De Stéphane GIRARDOT https://moyrand.com/stephane-girardot/

DE Madina BENOUNHAMI    https://moyrand.com/madina-benoumhami/

DE Nadia   Bahhar Alvès             https://moyrand.com/nadia-bahhar-alves/ 

De Nathalie COUTARD     https://moyrand.com/nathalie-coutard/

D’Olivier MOCH                        https://moyrand.com/olivier-moch/

De Valentine FERREOL   https://moyrand.com/valentine-ferreol/

 

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